
Salma Makboul
Journaliste

Apple n'a pas repris la couronne, Nvidia l'a laissée tomber
Apple n'a pas détrôné Nvidia. Le groupe à la pomme est simplement resté presque immobile, solidement campé sur ses appuis, tandis qu'un violent coup de vent sur le secteur des puces faisait tomber, pour quelques heures, la couronne de Nvidia. Apple était donc brièvement redevenue l'entreprise la plus valorisée du monde sans véritablement avancer. Nvidia a chuté, Apple a tenu. Derrière ce passage de témoin avorté se cache une question de plus en plus pressante pour Wall Street : dans une course aux armements capitalistique, combien vaut le droit d'attendre ?
Le 20 juillet 2026 à 08:15

Un jour la paix, le lendemain les missiles : le no landing pris au piège d'Ormuz
Le Brent est passé de moins de 71 dollars à plus de 87 en douze jours, avant de revenir autour de 85 ce matin. La croissance tient et l'inflation de juin recule. Les taux longs, eux, ne se détendent qu'à peine, avec un 10 ans américain toujours proche de 4,55 %. Le scénario rêvé de Wall Street devient un test de nerfs.
Le 17 juillet 2026 à 09:35

Big Tech maquille-t-elle la facture de l'IA ?
Depuis novembre 2025, Michael Burry accuse les hyperscalers de prolonger la vie comptable de leurs serveurs pour embellir leurs bénéfices. La polémique revient en juillet, au moment où Meta porte Hyperion à plus de 50 milliards de dollars et où le marché obligataire commence à se tendre. Nous avons repris la saga, puis fait parler les chiffres.
Le 15 juillet 2026 à 12:12

L'IA promet la déflation. La Fed voit surtout l'inflation.
Bienvenue dans l'âge lourd de l'intelligence artificielle, où le rebond des puces ne suffit plus à effacer le retour du pétrole et de la Fed. Le récit IA du début de l'année était celui de "faire plus avec moins". Les investisseurs ont continué de payer cher la croissance future, et les grands noms de l'IA ont continué à être davantage évalués sur ce qu'ils pourraient devenir, que sur ce qu'ils coûtent déjà… Mais le vieux monde n'a pas dit son dernier mot.
Le 09 juillet 2026 à 15:46

Microsoft : le rendement à l'épreuve des GPU
La demande d'IA nourrit Azure et justifie un effort d'infrastructure hors norme. La vraie question n'est plus seulement celle de la croissance, mais du rendement que cette capacité de calcul finira par produire, surtout si l'avantage OpenAI devient un peu moins exclusif.
Le 06 juillet 2026 à 13:50

Bilan S1 2026 : les Small caps surperforment et la vieille économie retrouve son lustre grâce à la nouvelle
Guerre en Iran, pétrole de retour à son point de départ, taux élevés, petites capitalisations en tête, Bitcoin délaissé, mémoire devenue stratégique : pour comprendre le premier semestre 2026, il a parfois fallu davantage de physique (flux, stocks, tuyaux, puissance, délais) que d'économie de manuel.
Le 01 juillet 2026 à 09:52

OpenAI et Anthropic valent près de 1 000 milliards, est-ce justifié ?
Après l'IPO stellaire de SpaceX, les regards se tournent déjà vers les prochaines stars de la tech. OpenAI, Anthropic et leurs milliards de paramètres sont désormais au centre d'une nouvelle course. L'intelligence artificielle promet de nous emmener vers une nouvelle frontière. Mais les valorisations semblent flotter en apesanteur. L'équation économique de l'IA tient-elle vraiment ? Derrière chaque réponse générée, chaque modèle entraîné et chaque nouvel utilisateur se cache une chaîne de valeur très physique : data centers énergivores, GPU, réseaux électriques sous tension, cuivre, systèmes de refroidissement, gaz, nucléaire, fibre optique et capital financier. Autrement dit, l'IA ressemble de moins en moins à du logiciel pur. Elle repose sur une infrastructure lourde, coûteuse et gourmande en ressources. C'est cette réalité matérielle qui soulève une question centrale pour les investisseurs : qui va payer ?
Le 30 juin 2026 à 15:20

Ormuz : la facture cachée de la dépendance
La guerre en Iran aura eu un mérite : rappeler que la mondialisation repose encore sur des goulets d'étranglement bien réels et très vulnérables. Le détroit d'Ormuz mesure à peine 29 milles nautiques à son point le plus resserré, avec deux chenaux navigables d'environ 2 milles chacun. Quelque 20 millions de barils y transitent chaque jour, soit près de 20% de la consommation mondiale de liquides pétroliers et un quart du commerce maritime de pétrole. Pour le gaz naturel liquéfié, l'ordre de grandeur est comparable.
Le 18 juin 2026 à 16:49
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Analyste Senior Responsable Indices & Produits dérivés
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