L’indice de Goldman Sachs qui regroupe les 50 grandes entreprises américaines avec la plus forte exposition aux Etats-Unis a ainsi progressé de 21% cette année. A l’inverse, celles qui ont la plus grande proportion de ventes domestiques n’ont progressé que de 5%. C’est l’écart le plus important depuis 2009.

Sources : Bloomberg, Goldman Sachs, FT
Les valeurs les plus exposées à l’international bénéficient de la baisse du dollar. Une devise plus faible qui, mécaniquement, dope le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger, lorsque celui-ci est rapatrié. Un mouvement significatif puisque le dollar index (le dollar contre un panier de devises de référence) est en baisse de 10% en 2025.
La tech prend le large
Une disparité qui s’explique aussi par les performances sectorielles. En effet, le rallye est essentiellement tiré par les valeurs de la tech, elles-mêmes bénéficiaires de la frénésie autour de l’IA. Depuis le 1er janvier, la technologie est le secteur le plus performant du S&P500, avec un gain de 30%. Or, c’est aussi le secteur dont les revenus dépendent le plus de l’international, selon les données de Factset.

Part du chiffre d’affaires réalisé aux Etats-Unis et à l’international par secteur. Source : Factset
Les mouvements du dollar (et des devises plus généralement) sont un élément à ne pas négliger pour tout investisseur. Si le S&P500 a progressé de 14% en 2025, l’indice affiche une progression de moins de 1% en euro.




















