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Graphique cours quotidien °4941

Les yeux rivés sur l'inflation et les banques centrales

Après avoir amorcé une reprise technique début septembre sur fond d’espoirs d’un ralentissement du rythme de remontée des taux aux Etats-Unis, les places financières ont lourdement chuté tandis que l’inflation américaine peine à décélérer. La tendance reste également fragilisée par la perspective d’un ralentissement économique à l’échelle mondiale, la crise énergétique en Europe et l’approche de la saison des résultats pour le troisième trimestre. L’aversion au risque a brusquement resurgi, engendrant un retour de la volatilité sur les principaux indices boursiers. La BCE a décidé de frapper fort le 8 septembre dernier, en remontant ses taux directeurs de 75 points de base, afin de lutter contre l’inflation qui a atteint 9.1% en août en zone euro. La banque centrale européenne a par ailleurs évoqué de nouveaux resserrements monétaires au cours des prochains mois, après avoir relevé ses prévisions d’inflation. Elle table désormais sur 8.1% cette année dans la zone euro (contre 6.8% en juin). La prévision pour 2023 est portée à 5.5% et celle pour 2024 à 2.3%. Elle estime aussi que la croissance économique devrait ralentir. L’économie de la zone euro devrait progresser de 3.1% cette année, puis de seulement 0.9% en 2023 et 1.9% en 2024. Comme l’a souligné Jerome Powell lors de ces dernières interventions, la Réserve Fédérale devrait suivre le même chemin ce mois-ci, après des données sur l’inflation très décevantes aux Etats-Unis. L'indice des prix à la consommation est, en effet, ressorti en hausse de 0.1% en août (-0.1% attendu). Sur un an, il progresse de 8.3% (contre 8.5% le mois dernier). Hors alimentation et énergie, l'inflation accélère encore pour s'établir à 6.3%. Cela devrait pousser la Fed à relever également ses taux de 75 points de base ce mois-ci et d’au moins 50 points de base début novembre, quitte à impacter provisoirement une croissance qui ralentit (PIB en baisse de 0.6% au second trimestre aux Etats-Unis, après -1.6% au premier trimestre). Outre la perspective d’une hausse des loyers de l’argent, les opérateurs devraient prochainement focaliser leur attention sur la saison des résultats pour le troisième trimestre qui débutera mi-octobre. Les résultats enregistrés au T2 étaient les plus mauvais depuis le T4 2020, avec une hausse de seulement 6% des bénéfices des sociétés du S&P500 (données Factset). Ces bénéfices reculent d’ailleurs de 4%, en excluant le secteur de l’énergie. Les résultats pour le troisième trimestre seront ainsi suivis de près ainsi que les perspectives des sociétés pour cette fin d’année, d’autant que les analystes ont largement revus à la baisse leurs prévisions cet été. La volatilité actuelle incite donc à la prudence, à l’approche de rendez-vous majeurs. D'un point de vue graphique, après avoir repris près de 400 points sur la première quinzaine de septembre, le CAC40 subit de nouveaux dégagements, revenant à grande vitesse dans la zone des 6000 points.En données hebdomadaires, l’indice parisien poursuit ses oscillations horizontales au sein du range 5880/6680 points. Sur un horizon de temps plus court, la zone d’indécision se resserre, le CAC40 évoluant depuis plusieurs semaines entre 6000 et 6330 points (extrêmes en clôture journalière. La pression vendeuse reste forte et le seuil des 6000 points devra impérativement engendrer une réaction haussière sous peine d’un retour rapide vers les plus bas de juillet, dans la zone des 5800 points. On pourra profiter d’un retour dans cette zone basse pour initier quelques achats avec un meilleur timing. En cas de réaction positive sur les 6000 points, une nouvelle tentative de reprise pourrait ramener le CAC40 sur les 6330/6400 points. La réaction du marché vers le seuil symbolique des 6000 points devrait donc être déterminante.
ZB Le 20 septembre 2022 à 07:15
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Attentisme avant la rentrée et les banques centrales

Les places financières ont nettement rebondi durant la période estivale, profitant d’une saison de résultats globalement qualitative et des espoirs d’une réduction de l’ampleur des prochains resserrements monétaires, avec l’annonce d’un léger tassement de l’inflation en août aux Etats-Unis. De lourds dégagements interviennent néanmoins à l’approche de la rentrée, les récentes statistiques confortant le sentiment d’un ralentissement économique à l’échelle mondiale et les banquiers centraux semblant décidés à poursuivre la normalisation de leur politique monétaire pour juguler les pressions inflationnistes.  Tandis que la saison des résultats touche à sa fin, le bilan est quelque peu mitigé. Pour les sociétés du S&P500, près de 75% ont dépassé les attentes au niveau des bénéfices, ces derniers étant supérieurs de 3.4% aux estimations (données Factset). Les bénéfices devraient en moyenne avoir progressé de plus de 6% par rapport à l’année précédente, une donnée supérieure aux estimés de début juillet. Toutefois, c’est le secteur de l’énergie qui s’en sort le mieux et en excluant ces valeurs, les bénéfices reculent finalement de plus de 3.7% au second trimestre.Compte tenu du recul du PIB américain pour le deuxième trimestre d’affilée (-0.9% en juillet en première estimation et -1.6% au T1), les analystes ont revu à la baisse leurs estimations d’ici la fin de l’année, en raison également des pressions inflationnistes, des habitudes de consommation changeantes et avec la perspective d’une hausse du loyer de l’argent. Les bénéfices devraient finalement progresser de 8% sur l’ensemble de l’année 2022. Les dernières statistiques confortent d’ailleurs ces anticipations économiques baissières dans les différentes zones géographiques. En chine, la production industrielle s’essouffle (hausse de seulement 3.8%), les ventes au détail progressent de 2.7% (3.1% précédemment) et l’inflation se maintient au plus haut (CPI et PPI à respectivement 2.7% et 4.2%). En zone euro, l’activité manufacturière se contracte pour le second mois consécutif (49.7 en août) et celle des services retombe tout juste au seuil de neutralité (50.2 dernièrement). Quant à l’inflation, elle reste à son plus haut (8.9%). Enfin, pour les Etats-Unis, la légère inflexion de l’inflation en août (PPI à -0.5% et CPI à 0%) ne devrait pas remettre en cause la politique monétaire de la Réserve Fédérale à la rentrée, le consensus tablant majoritairement sur un nouveau tour de vis de 75 points de base en septembre. L’heure reste donc à la prudence sur les niveaux actuels, en attendant les prochaines données sur l’inflation, les interventions des banquiers centraux et les statistiques qui confirmeront ou non le scénario d’un récession, que ce soit sur le Vieux-Continent ou aux Etats-Unis, d’autant que l’envolée des prix de l'électricité et du gaz naturel en Europe devrait continuer de peser sur la croissance et le budget des ménages. D'un point de vue graphique, après une brève incursion sous les 5800 points début juillet, le CAC40 a violemment rebondi pour revenir rapidement dans la zone des 6600 points mi-août, avec le rebond des technologiques, du luxe, de l'automobile et des banques. Cette zone de cours a suscité de vives prises de bénéfices dans un contexte de retour de l'aversion au risque. En données hebdomadaires, la dynamique reste neutre au sein du range 5880/6680 points. Sur un horizon de temps plus court, la configuration graphique se dégrade. La zone des 6340 points, correspondant à la borne basse d'un gap ouvert fin juillet, devra impérativement engendrer une réaction positive sous peine d'une poursuite des dégagements en direction des 6250 points, voire 6100 points par extension. Un retour sur ce niveau serait l'occasion de revenir progressivement à l'achat avec un meilleur timing. 
ZB Le 23 août 2022 à 15:00
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Proche d'une résistance charnière

En dépit d'une inflation persistante et des tours de vis successifs des banques centrales, la bourse de Paris a fortement rebondi depuis le début du mois de juillet, profitant d'une saison des résultats meilleure que prévu. Pour le moment, plus de 87% des sociétés du S&P500 ont dévoilé leurs résultats pour le second trimestre et 75% d'entre elles ont dépassé les attentes. Les bénéfices sont en moyenne supérieurs de 3.4% aux estimations (données Factset). En France, la tendance a été soutenue par le net rebond des valeurs du luxe, des technologiques et de l'automobile. Sur le dernier mois glissant, Hermès engrange ainsi près de 27%, Renault 22%, Worldline et STM 21.3% et Stellantis 18.4%. Seules quelques valeurs à caractère défensif cèdent du terrain sur cette même période. Orange recule de 5%, Carrefour de 3.6% et Eurofins de 3.5%. L'attention devrait rester focalisée sur l'inflation durant cette période estivale, en attendant les prochaines décisions des banquiers centraux en septembre, lesquelles pourraient de nouveau être source de volatilité pour les places financières.Graphiquement, le CAC40 est en phase de reprise, après une brève incursion sous les 5800 points. En données journalières, la dynamique est positive au-dessus des 6250 points, niveau coïncidant avec la moyenne mobile à 20 jours. L'indice teste actuellement une zone de résistance majeure située vers 6560 points. La réaction dans cette zone devrait être déterminante. Son franchissement libèrerait un nouveau potentiel d'appréciation en direction des 6790/6800 points. En cas d'échec, on pourra au contraire s'attendre à un probable retour sur les 6340/6300 points. 
ZB Le 09 août 2022 à 07:52
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La saison des résultats incite à la prudence

Après un mois de juin nettement baissier (-8.44% pour le CAC40), en raison des tensions inflationnistes persistantes, de l'envolée des cours pétroliers et des craintes de récession, les places financières tentent de redresser la barre en attendant les décisions des banquiers centraux et les résultats des sociétés pour le second trimestre. Depuis le début du mois de juillet, la volatilité demeure importante, avec la baisse des perspectives de croissance et les nouveaux pics de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice parisien engrange néanmoins près de 2%, porté par l'aéronautique (Airbus +12.2%, Safran +10.3%), mais aussi par Téléperformance (+8.3%), Dassault Systèmes (+8.2%) ou encore Eurofins (+6.4%) et Hermès (-5.2%). Les financières et les pétrolières sont en revanche à la traine. BNP Paribas perd ainsi 8.3%), Société Générale 6.6% et Total 5.6%. Outre les décisions de la BCE et de la Fed en fin de mois, les opérateurs devraient focaliser leur attention sur les publications de sociétés et leurs perspectives. Les analystes anticipent désormais des bénéfices en hausse de 10.2% au second trimestre pour les sociétés du S&P500, en tenant compte des premiers chiffres globalement sous les attentes.  Graphiquement, le CAC40 a amorcé une reprise technique sur la zone des 5795 points. Ce dernier devra désormais déborder les 6086 points pour poursuivre sur sa lancée en direction des 6250/6300 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 100 jours.
ZB Le 18 juillet 2022 à 07:35
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La désaffection pour les actifs risqués se confirme

Les places financières ont été lourdement chahutées ces dernières semaines, avec le nouveau pic de l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis qui a poussé les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt, ravivant dans la foulée les craintes de récession. Depuis le début du mois de juin, les grands indices ont ainsi poursuivi leur mouvement de correction, à l’image du CAC40 qui cède 8.5% sur la période, du DAX qui perd 7.8% ou encore du S&P500 et du Nasdaq100 qui s’enfoncent respectivement de 11.1% et 10.9%. L’indice des valeurs technologiques américaines signe par ailleurs l’une des pires performances depuis le 1er janvier (-31%), traduisant une très nette désaffection pour les valeurs de croissance. Tandis que les prix à la consommation sont ressortis en hausse de 8.6% en rythme annuel en mai aux Etats-Unis, la plus forte progression depuis 1981, et que l’inflation a atteint 8.1% en zone euro (7.4% en avril), les banques centrales ont dû tour à tour procéder à un relèvement drastique des taux d’intérêt. Après 50 points de base en mai, la Réserve Fédérale a acté un nouveau tour de vis de 75 points, évoquant que d’autres resserrements monétaires seraient à venir. La Banque d’Angleterre a relevé ses taux de 25 points de base et contre toute attente même la Banque nationale suisse de 50 points de base. La BCE, qui avait jusque là repoussé l’échéance, a également indiqué que le loyer de l’argent serait relevé dès juillet (25 points), puis en septembre, une première en 10 ans. Ces nouvelles mesures pour juguler l’inflation galopante, en partie liée à la forte poussée des prix de l’énergie, ont engendré une forte hausse des marchés obligataires et de nouveaux dégagements massifs sur les marchés actions. En attendant les prochaines publications sur l’inflation et les annonces des banquiers centraux, les opérateurs pourraient de nouveaux focaliser leur attention sur la saison des résultats pour le second trimestre qui débutera mi-juillet. Les analystes ont récemment révu à la baisse leurs prévisions, anticipant désormais une marge bénéficiaire de 12.4% pour les sociétés du S&P500. Les bénéfices avaient progressé de 9% au T1, la plus mauvaise performance depuis le T4 2020. Compte tenu de la hausse des coûts, du ralentissement économique, de l’inflation et des problèmes d’approvisionnement, ces prévisions pourraient s’avérer trop optimistes et décevoir, engendrant ainsi de nouveaux pics de volatilité. Il conviendra donc de rester prudent. D’un point de vue graphique, le CAC40 est revenu à quelques encablures de ses plus bas annuels (5756 points) tandis que certaines de ses composantes creusent leurs pertes depuis le début de l’année. Hermès cède ainsi 35.4%, Dassault Systèmes 34.9%, Eurofins 33.7%, Schneider Electric 32.3% ou encore Kering 30%. Seuls quelques titres à caractère défensif se démarquent. Thalès engrange près de 57%, avec notamment la guerre en Ukraine, Orange s’adjuge 21.4%, Carrefour 18.8% et Total 16%, profitant de l’envolée des cours pétroliers. En données hebdomadaires, le biais demeure baissier pour l’indice parisien sous les 6685 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 50 semaines. Sur un horizon de temps plus court, la tendance reste également négative sous les 6250 points (moyenne mobile à 20 jours). Compte tenu de l’ampleur du récent mouvement et de la survente des indicateurs, on profitera du retour sur les points bas pour revenir progressivement à l’achat. Une reprise technique pourrait, en effet, se mettre en place, avec les 6250 points comme premier objectif majeur. L’enfoncement des 5750 points invaliderait ce scénario, suggérant une poursuite des dégagements en direction des 5400 points.
ZB Le 21 juin 2022 à 08:41
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L'aversion au risque resurgit

Rattrapées par les tensions inflationnistes persistantes, les premières actions agressives des banquiers centraux et les craintes de ralentissement économique à l'échelle mondiale, les places financières connaissent actuellement un brusque retour de l'aversion au risque et reviennent à quelques encablures de leurs plus bas annuels. Bien que la saison des résultats s'est avérée de bonne facture, avec plus de 75% des sociétés du S&P500 qui ont dépassé les attentes concernant les bénéfices, les chiffres sont assez disparates selon les secteurs. A l'image du décrochage des valeurs technologiques depuis le début de l'année, les GAFAM n'ont pas suscité d'enthousiasme après leurs publications décevantes, contribuant très nettement à la correction des marchés. C'est également le cas du secteur de la distribution qui a été particulièrement sanctionné. Ce secteur, qui fait jusqu'à présent partie des actifs défensifs et conservait une performance positive depuis le début de l'année, vient de connaître un brusque décrochage. L'augmentation des coûts avec les pressions inflationnistes, la hausse du fret, les difficultés d'approvisionnement et le changement d'habitude des consommateurs ont ainsi pesé sur les résultats des géants américains.   Les opérateurs continuent ainsi de se désengager des actifs risqués, avec le constat d'un réel ralentissement économique et des craintes de récession. Le PIB américain s'est, en outre, contracté de 1.4% au premier trimestre, celui du japon de 1% et les dernières publications chinoises ont clairement déçu. Les ventes au détail reculent de 11.1%, la production industrielle de 2.9% et le chômage remonte à 6.1%, en raison de la sévérité des blocages imposés pour contrer le COVID. Malgré la levée progressive des restrictions sanitaires en Chine, le redémarrage devrait s'avérer lent et ce devrait continuer à peser sur l'activité mondiale pendant encore de nombreux mois. L'autre élément moteur de la correction des indices reste l'envolée de l'inflation. Celle-ci a atteint 8.3% en avril aux Etats-Unis (contre 8.5% en mars), 7.4% en zone euro (contre 7.5% en mars), poussant ainsi les banques centrales à durcir sensiblement leur politique monétaire. La Réserve Fédérale, qui vient de relever ses taux de 50 points de base, a ainsi confirmé que d'autres resserrements monétaires de la même ampleur seraient justifiés lors des prochaines réunions, envisageant même de durcir encore le ton si l'inflation persistait. De son côté, bien que la BCE avait jusqu'à présent repoussé le scénario d'une hausse des taux, elle pourrait désormais relever le loyer de l'argent dès juillet, après l'arrêt de son programme de rachats d'actifs. Le climat demeure donc particulièrement anxiogène, à l'image des fortes variations quotidiennes des places financières et d'une actualité qui reste négative sur tous les fronts.     D’un point de vue technique, le CAC40 fait preuve de volatilité et revient à proximité de ses plus bas du début du mois de mai. En données hebdomadaires, le biais demeure baissier sous les 6685 points, zone de convergence des moyennes mobiles à 20 et 50 semaines.Sur un horizon de temps plus court, la tendance est également négative sous les 6535 points. La zone des 6250 points constitue désormais l’ultime rempart avant une nouvelle accélération baissière en direction des 6085/5960 points, plus bas de mars en clôture journalière. Il conviendra donc de rester prudents sur les niveaux actuels. Un retour vers les points bas annuels pourra néanmoins être l’occasion de revenir progressivement à l’achat avec un meilleur timing.
ZB Le 20 mai 2022 à 13:43
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Un avenir incertain

Les places financières sont globalement restées sous pression ces dernières semaines, freinées dans leur élan par la situation en Ukraine, le regain d’intensité de l’épidémie de Covid-19 en Chine et la perspective d’une accélération de la normalisation des politiques monétaires de banques centrales, en raison d’une inflation toujours galopante. La saison des résultats trimestriels qui vient tout juste de débuter pourrait constituer une autre source de volatilité dans les semaines à venir, incitant les opérateurs à davantage de prudence, après une année 2021 exceptionnelle. Concernant les résultats de sociétés, les analystes anticipent désormais une hausse de l'ordre de 4.5% des bénéfices des sociétés du S&P500 au premier trimestre (selon le consensus Factset). Et compte tenu du taux de surprise lors des précédentes publications, les bénéfices pourraient même s'inscrire en hausse de 10% au T1. Outre les chiffres, l’attention se portera tout particulièrement sur les perspectives des sociétés, compte tenu des nombreuses incertitudes qui persistent et qui pourraient impacter l’activité : pénuries et coût de la main d'œuvre, répercussion du Covid-19, problèmes liés aux chaînes d'approvisionnement, impact de la hausse des taux pour pallier aux niveaux élevés de l'inflation…  Aux Etats-Unis, cette dernière ne semble d’ailleurs pas freiner sa progression, en raison notamment de la guerre en Ukraine et des sanctions à l’encontre de la Russie qui engendrent une envolée des matières premières. L’indice des prix à la consommation a progressé de 1.2% en mars, un chiffre inédit depuis 2005, représentant ainsi une hausse de 8.5% sur un an, au plus haut depuis 40 ans. L’indice des prix à la production a pour sa part grimpé de 1.4% le mois dernier (+11.2% sur un an), ce qui devrait contraindre la Réserve Fédérale à accélérer le relèvement de ses taux d'intérêt dès le mois de mai. Elle pourrait porter ses taux en hausse d’un demi point lors de la prochaine réunion, et amorcer de manière drastique la réduction de son bilan. Certains membres, comme James Bullard, vont encore plus loin, en évoquant la nécessité de taux à 3.5% d’ici la fin de l’année, afin d’éviter de plonger la première économie mondiale en récession.A contre-courant, la BCE, bien qu’elle a annoncé la fin des achats nets d’actifs au troisième trimestre, ne semble pas pressée de relever ses taux, malgré une inflation qui a atteint 7.5% en mars en zone euro, après 5.8% en février.  Bon nombre d’éléments restent très incertains et pourraient engendrer de nouveaux pics de volatilité sur les places financières. Le rebond de ces dernières semaines demeure fragile d’autant que les indices ne sont finalement pas si loin de leurs records historiques. D’un point de vue technique, après la forte correction du mois de février liée à l’invasion de l’Ukraine, qui l’a brièvement ramené sous les 6000 points, le CAC40 a connu un vif mouvement de reprise qui s’est achevé fin mars. En données hebdomadaires, le biais demeure néanmoins baissier sous les 6730/6800 points, zone de convergence des moyennes mobiles à 20 et 50 semaines. Sur un horizon de temps plus court, l’indice parisien est désormais en phase de consolidation, pénalisé par les incertitudes géopolitiques et celles liées au futur durcissement des politiques monétaires des banques centrales. Il faudra désormais attendre la sortie des 6400/6800 points pour renouer avec une dynamique affirmée. La prudence reste donc de mise avec le début de la saison des résultats trimestriels. L’indice devra impérativement préserver la zone des 6400 points sous peine d’une rechute rapide vers les 6200 points. 
ZB Le 21 avril 2022 à 07:16
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La nervosité descend d'un cran mais les incertitudes demeurent

Depuis notre dernier point mensuel, les places financières ont connu une période de très forte volatilité après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, engendrant des dégagements brutaux sur la plupart des secteurs et parallèlement l'envolée des matières premières et des cours pétroliers. Voilà maintenant plusieurs semaines que les affrontements s'intensifient, l'occident a riposté en annonçant une kyrielle de sanctions financières à l'encontre de la Russie. Les indices continuent d'évoluer de manière très erratique au gré des annonces contradictoires sur l'évolution des pourparlers. Pour autant, la nervosité est récemment redescendue d'un cran, les marchés reprenant de la hauteur même si les derniers signaux géopolitiques ne sont pourtant pas plus encourageants. Malgré les espoirs de cessez-le-feu, les incertitudes au sujet de la croissance persistent, en raison des boycotts, des craintes d'approvisionnement qui pourraient de nouveau peser sur l'activité des sociétés et surtout des tensions inflationnistes visibles depuis de nombreux mois. Le premier tour de vis du nouveau cycle de resserrement monétaire de la banque centrale américaine a néanmoins été bien accueilli. Cette inflexion majeure, destinée à réduire la liquidité disponible pour répondre à la flambée des prix, ne devrait constituer que la première d'une longue série puisque la Fed envisage des hausses équivalentes à chaque réunion d'ici la fin de l'année. Elle prévoit ainsi de porter son taux directeur entre 1.75% et 2% après avoir largement revu ses prévisions d'inflation, laquelle devrait atteindre 4.3% cette année (contre une précédente anticipation de 2.8% en décembre). Elle avait même atteint un pic de 40 ans en février à +7.9%. Dans la lignée, la banque centrale d'Angleterre a procédé à une troisième hausse de taux d'intérêt, à 0.75%, se montrant néanmoins plus prudente sur la nécessité d'une poursuite du resserrement monétaire dans les prochains mois.A contre-courant, bien qu'ayant elle aussi relevé ses prévisions d'inflation à 5.1% pour 2022 (après un record à 5.8% en février), la BCE devrait accélérer la réduction de ses achats nets d'actif mais semble disposer d'autres outils supplémentaires avant d'envisager de relever ses taux.  La situation ukrainienne devrait continuer de focaliser l'attention dans les semaines à venir, en attendant la nouvelle saison des résultats pour le premier trimestre 2022, qui débutera mi-avril. Le quatrième trimestre, bien que peu salué, s'était soldé par un bilan qualitatif, avec 76% des sociétés du S&P500 qui ont dépassé les attentes en termes de bénéfices, ces derniers ayant progressé en moyenne de 31%. Le consensus table actuellement sur des bénéfices en hausse de 3.7% au premier trimestre et les prévisions des sociétés sont suivies avec attention, avec l’inflation, les défis de la chaîne d’approvisionnement et les inquiétudes actuelles liées à la crise ukrainienne. Le rebond en cours des places financières restent donc fragiles et invite à la prudence.  D’un point de vue technique, le CAC40 a connu un violent mouvement de correction depuis mi-février, en raison des tensions géopolitiques en Ukraine. Le mouvement a ramené l'indice à proximité des 5750 points, occasionnant ainsi une perte passagère de 19.5% depuis le début de l'année. Quelques achats à bon compte ont rapidement permis à l'indice parisien de reprendre de la hauteur sur fond d'espoirs d'avancées dans les négociations diplomatiques. En données hebdomadaires, le CAC40 est désormais en phase de consolidation. Seul l'enfoncement des 5990 points en clôture dégraderait davantage la configuration. A plus court terme, la volatilité reste importante. Le rebond en cours pourrait se poursuivre avec les 6750 points comme principal objectif. Un retour sous les 6400 points mettra à mal ce scénario, suggérant de nouveaux dégagements plus marqués en direction des 6200 points voire 5960 points par extension. 
ZB Le 21 mars 2022 à 08:25
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L'euro poursuit sa descension

Le dollar américain continue de s’apprécier face à la plupart des devises mondiales. Les raisons sont simples : les États-Unis sont ; peu exposés au conflit Ukraino-Russe ; indépendants énergétiquement, profitant même de la crise énergétique en Europe pour y exporter des quantités records de GNL ; et en avance sur les hausses de taux directeurs. Un afflux massif de capitaux internationaux vient donc profiter de la situation américaine relativement intéressante face aux incertitudes économiques, politiques et monétaires européennes. La hausse du dollar est accentuée par l'absence de réelle alternative. Correctement rémunéré, le Yuan ne séduit guère les investisseurs qui restent perplexes sur la situation chinoise face à l'importante crise immobilière naissante. Quant au Yen japonais, les taux quasi nuls plaisent peu. Plus que jamais, l’USD est donc la devise refuge. Concernant la Zone Euro, la situation reste complexe. La BCE a récemment augmenté son taux directeur de 0.5% à 1.25%. Une nouvelle hausse importante est attendue par les marchés afin de calmer l’inflation. Mais dans un contexte compliqué, une augmentation du taux de refinancement trop importante serait délicate pour l’économie réelle. Outre-Atlantique, où comme expliqué précédemment, le contexte est plus clément, la Fed affiche d’ores et déjà un taux directeur à 2.33% et ceci depuis le 27 juillet. La barre des 4% pourrait même être atteinte d’ici le 2 novembre. Pour toutes ces raisons, la paire EUR/USD continue donc de se dégrader et gravite aujourd’hui proche des 0.98. Bien loin des 1.6 de 2008, peu d’arguments nous laissent croire que la paire EUR/USD pourrait voir sa tendance se retourner. Les prochaines réunions de la BCE et de la FED étant les éléments déterminants de cette future tendance.
ZB Le 20 septembre 2022 à 07:15
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