Malgré une rentrée officielle prévue pour début septembre, l’actualité boursière et financière est suffisamment riche pour donner des migraines aux juillettistes chargés de gérer les books en l’absence de leurs collègues aoutiens. La semaine dernière a ainsi été marquée par deux chiffres contradictoires sur l’inflation américaine. Après un indice des prix à la consommation inférieur aux attentes, l’indice à la production est quant à lui ressorti largement supérieur aux attentes. Malgré tout, cela n’a semble-t-il pas (trop) impacté les marchés pour le moment, même si la probabilité d’une baisse de taux en septembre s’est quelque peu érodée tout en restant à des niveaux élevés, autour de 85%. Les yeux se tournent désormais sur le symposium de Jackson Hole, prévu du 21 au 23 août dans le Wyoming, où on débattra surtout de l’état de santé de la première économie mondiale, de l’inflation et par conséquent du futur de la politique monétaire américaine.
En attendant, les européens se réveillent en ce début de semaine avec une semi-gueule de bois dans la foulée de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Si aucun cessez-le-feu n’a été promulgué, le président américain s’est rallié à son homologue russe sur la nécessité d’un accord de paix global, au prix de possibles concessions géographiques de Kiev. C’est dire l’enjeu de la réunion prévue ce lundi entre la délégation européenne qui cherche à préserver son influence, son unité et sa sécurité et le 47e président des États-Unis qui vise une sortie de crise et (surtout ?) un prix Nobel de la Paix par la même occasion.
Techniquement, l’EURUSD teste actuellement sa ligne de tendance baissière de court terme qui relie les points hauts de juillet, résistance à 1.1730, même si seule la rupture des 1.1440/1390 viendra réellement mettre un terme à la dynamique haussière en cours depuis le début de l’année.


























