Les investisseurs vont faire face cette semaine à une avalanche de résultats, mais une poignée seulement compteront pour la dynamique de marché.

Selon FactSet, 179 sociétés du S&P 500 publieront leurs résultats cette semaine, auxquelles il faut ajouter environ un quart des sociétés du Stoxx 600 en Europe.

Cette semaine est donc la plus chargée de la saison des résultats du troisième trimestre et les chiffres pleuvront, de la préouverture des marchés européens, à la clôture de Wall Street, en passant par l’avant-séance américaine.

Mais derrière cette profusion de publications, l’attention se portera sur quelques grands noms et leurs chiffres dicteront la tendance des prochains jours.

IA, il n'y a que ça qui compte (ou presque)

Les poids lourds de la cote attendus cette semaine sont Amazon, Alphabet et Microsoft, ainsi que les deux géants sud-coréens SK Hynix et Samsung.

Leurs résultats arriveront alors que le trade IA est remis en cause depuis deux semaines. Les introductions en bourse repoussées ou ratées, les valorisations revues à la baisse et les craintes sur l’endettement de certains acteurs ont jeté un froid. Ainsi, le Nasdaq affiche une baisse de 7% depuis son record de clôture du 6 octobre.

La semaine dernière, les bons résultats de Meta et de Lam Research n’ont pas suffi à rassurer le marché. Les deux titres ont même été fortement sanctionnés.

Pourtant, l’IA est bien le principal moteur d’une saison des résultats qui s’annonce, une fois encore, exceptionnelle. Selon FactSet, les bénéfices par action des entreprises du S&P 500 devraient progresser de 29,5%, soit un troisième trimestre consécutif de progression des bénéfices supérieure à 25%.

Une croissance des bénéfices dopée par seulement quelques stars de l’IA. Ainsi, le tiers de la croissance des bénéfices provient de Micron et Nvidia.

Croissance des BPA du S&P 500 avec et sans Micron et Nvidia

Et plus largement, 10 valeurs font deux tiers de la croissance des bénéfices. A côté des stars de l’IA, l’énergie est l’autre grand contributeur. L’envolée des prix du pétrole depuis le début de la guerre en Iran et les tensions sur l’approvisionnement en diesel ont fait exploser les bénéfices des producteurs (Chevron, Exxon) et des raffineurs (Marathon, Valero).

Source : Wall Street Journal