Ce jeudi, la Banque d'Angleterre (BoE) a réduit son taux directeur d'un quart de point de pourcentage, le portant à 4,25%. "Les pressions inflationnistes ont continué de s'apaiser, c'est pourquoi nous avons été en mesure de baisser les taux à nouveau aujourd'hui", a justifié le gouverneur, Andrew Bailey. Il a toutefois précisé que la Banque d’Angleterre conservera "une approche graduelle et prudente quant à de futures baisses".
Fait intéressant : la décision a été prise à une courte majorité, avec cinq voix contre quatre : deux membres du comité de politique monétaire ont voté pour une baisse de 50 points de base, deux pour le maintien du taux et les cinq autres pour la baisse de 25 points de base qui a finalement été décidée.
Une décision attendue mais une "baisse hawkish" car le discours reste prudent, ce qui indique que la Banque d’Angleterre devrait conserver son rythme de baisse de 25 points de base par trimestre. Une petite déception pour les investisseurs qui attendaient une accélération du rythme d’assouplissement monétaire.
Comme le notent justement les équipes d’ING, la guerre commerciale lancée par Donald Trump faisait espérer aux investisseurs davantage. En effet, avant la réunion d’aujourd’hui, deux baisses de taux de 25 points de base en trois meetings étaient anticipées par le marché. Mais les impacts directs sur l’économie britannique sont limités, d’autant que les Etats-Unis et le Royaume-Uni doivent annoncer aujourd’hui un accord commercial. D’où une approche graduelle de la Banque d’Angleterre, qui souligne le niveau élevé d’incertitudes.
Le rythme des prochaines baisses dépendra surtout de l’évolution de l’inflation dans les services, encore à 4.7% au mois de mars. Si la diminution est plus rapide qu’anticipée, la Banque d’Angleterre pourra accélérer le rythme de baisse. D’ici à la fin de l’année, le marché anticipe de son côté trois baisses de taux supplémentaires.

Source : Trading Economics



















