La séance européenne d’hier s’est terminée sur une note résolument optimiste, portée par l’espoir d’une reprise des discussions entre Washington et Téhéran et par le reflux du pétrole. À Paris, le CAC 40 a gagné 1,12%, Francfort a pris 1,27% et Londres 0,25%, pénalisée par ses majors pétrolières.
En toile de fond, Wall Street a enchaîné une nouvelle séance de hausse : le S&P 500 a progressé de 1,18% à 6.967 points, à 0,2% de son record, le Dow Jones de 0,66% et le Nasdaq de 1,96%, signant une dixième séance consécutive dans le vert.

Sur le front macroéconomique, la journée a été marquée par la publication aux États‑Unis des prix à la production (PPI) de mars, en hausse de 0,5% sur un mois et de 4,0% sur un an, nettement sous le consensus (+1,1% et +4,7%). De quoi tempérer les craintes d’une spirale inflationniste alimentée par le choc énergétique. Le FMI a en revanche abaissé sa prévision de croissance mondiale 2026 de 3,3% à 3,1%, avertissant qu’un baril durablement au‑dessus de 100 dollars ferait vaciller l’économie mondiale au bord de la récession.

Aujourd’hui, les opérateurs surveilleront de près l’inflation de mars en France (CPI) et la production industrielle de février en zone euro. Côté entreprises, la saison des résultats monte en puissance avec, en Europe, ASML et en Amérique, Bank of America et Morgan Stanley.

L'indice parisien cède pour le moment 0.3% en préouverture. 
Graphiquement, la configuration reste inchangée. On maintiendra pour le moment un biais haussier au-dessus des 8230 points. Le premier objectif majeur reste fixé à 8378 points, borne haute d'un gap laissé ouvert le 3 mars.