A noter une faiblesse persistante du Franc suisse qui lâche 0,15% et repasse sous les 0,9300 contre Euro.

A 4 jours du début de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), les cambistes limitent les prises de risque.
Les craintes inflationnistes demeurent toutefois prédominantes : selon l'outil FedWatch du CME, les marchés évaluent désormais à 33% la probabilité d'un relèvement des taux dès mercredi prochain, contre 12% il y a une semaine, pour mi-septembre, le consensus frôle 70%.

Du côté "macro", les chiffres du jour concernaient l'activité dans le secteur tertiaire (toujours dynamique) et le marché immobilier US, qui demeure étonnamment résilient malgré des taux longs qui ont bondi de +30Pts depuis le 1er juillet.

Les ventes de logements neufs ont atteint 628 000 unités en rythme annualisé en juin, soit 3% de mieux que les 609 000 attendues par les économistes, après 618 000 en mai (les ventes ont été dopées par des promotions sur le prix des maisons pour contrebalancer la hausse du coût du crédit).
De surcroît, les permis de construire ont atteint 1,374 million en rythme annualisé en juin, légèrement au-dessus des attentes du marché (1,367 million), contre 1,410 million en mai.

L'autre "bonne surprise" provient du secteur des services : l'indice PMI des "services" (70% de l'économie US) progresse de +4%, à 53,6 points, contre 51,2 le mois précédent, dépassant largement le consensus de 51,3.
Le PMI composite, qui regroupe les secteurs manufacturier et des services, s'est lui aussi établi à 53,6 points, contre 51,9 en juin (+3%), son plus haut niveau depuis huit mois, traduisant une accélération de l'activité du secteur privé.

L'activité manufacturière montre en revanche de légers signes d'essoufflement : l'indice PMI manufacturier préliminaire est ressorti à 53,8 points en juillet, contre 53,9 en juin, alors que le marché anticipait une hausse à 54,4 points (son niveau le plus faible en quatre mois).

Sur le front géopolitique, les tensions restent élevées. L'Iran a revendiqué des attaques de drones contre Bahreïn, la Jordanie et le Koweït, tandis que l'armée américaine a mené une treizième nuit consécutive de frappes contre des cibles militaires iraniennes.

Donald Trump a par ailleurs déclaré que les avoirs iraniens gelés aux Etats-Unis serviraient désormais à indemniser les dommages subis par les navires touchés dans le Golfe : une spoliation des avoirs iraniens qui risque d'irriter fortement Téhéran.