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Correction : Kempen : une baisse de la note de l’Italie semble inévitable

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11/10/2018 | 12:23
Une erreur s'est glissée dans notre dépêche précédente. Kim Lubbers est une gérante et non un gérant. Le texte modifié suit.

Les prévisions du PIB du gouvernement italien, qui propose un objectif de déficit de 2,4% du PIB pour 2019, semblent bien plus optimistes que celles de la plupart des économistes, fait remarquer Kim Lubbers, Senior Portfolio Manager chez Kempen Capital Management. Cette dernière ajoute que si elles ne sont pas réalistes, le déficit risquera de grimper et de dépasser les 3%. Il serait alors plus vulnérable à des chocs imprévus, et ne faciliterait pas la réduction de l'endettement.

Le gestionnaire d'actifs en tire comme conclusion qu'une baisse de la note de l'Italie de la part des agences de notation est inévitable. Moody's et S&P doivent rendre leur verdict sur l'Italie fin octobre. Kim Lubbers rappelle que Moody's a déjà mis la note du pays sous surveillance tandis que les autres agences maintiennent encore la perspective ‘à stable'.

Elle précise que Fitch, Moody's et S&P notent encore l'Italie à deux crans au-dessus de la catégorie ‘spéculative' ou ‘junk'. Pour Kim Lubbers, une dégradation de Rome dans cette catégorie semble peu probable à court terme.

Dans ce contexte, Kempen Capital Management s'attend à ce que la volatilité des rendements italiens continue à court terme.

La gérante prévoit une confrontation avec Bruxelles lors de la présentation du budget le 15 octobre car il n'est pas conforme aux règles fiscales de l'Union européenne. Ces dernières visent en effet à baisser le déficit structurel lorsque la dette dépasse les 60%.

" La Commission Européenne a déjà fait part de ses préoccupations. L'Italie a réagi en baissant ses objectifs budgétaires pour 2020 et 2021. C'est une nouvelle positive ", fait remarquer Kim Lubbers.

Selon cette dernière, l'Union européenne ne veut pas d'une nouvelle situation ‘à la Grecque'. Comme elle souhaite par ailleurs limiter les tensions et toute contagion aux autres pays, le gestionnaire d'actifs juge possible qu'elle adopte toutefois une approche plus tolérante.

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