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Pandémie: baisse de l'emploi, hausse de la précarité au Royaume-Uni

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11/08/2020 | 14:06

Londres (awp/afp) - Le marché de l'emploi a continué à s'assombrir en juin et juillet au Royaume-Uni à cause de la pandémie de Covid-19, avec moins de personnes employées et une augmentation de la pauvreté et la précarité.

Le nombre de personnes employées a chuté de 730.000 entre mars et juillet, sa pire dégringolade depuis la crise financière de 2009, a indiqué mardi le Bureau national des statistiques.

En revanche, le taux de chômage se maintient à 3,9% au deuxième trimestre, proche de ses plus bas en 45 ans car des millions de personnes ( 9,6 millions à compter de début août, d'après le gouvernement), ont été placées au chômage partiel grâce aux aides gouvernementales pour le maintien de l'emploi.

L'ONS précise que les travailleurs les plus jeunes ou les plus âgés, ainsi que ceux qui exercent une activité manuelle, ont été les plus touchés par la perte d'un travail rémunéré à cause de la pandémie.

Parmi les personnes qui ne travaillaient pas en juin à cause du Covid-19, 300.000 ne recevaient aucune rémunération, et début juillet, 2,7 millions de personnes étaient inscrites pour recevoir des indemnités de chômage ou de bas revenus ("claimant count"), un chiffre qui a plus que doublé depuis mars.

Ces données augurent d'un bond de la pauvreté au Royaume-Uni, d'autant que le niveau des salaires a nettement baissé depuis mars, selon l'ONS.

L'organisme signale également que la précarité augmente, avec un nombre "record" de contrats "zéro heures", sans garantie de minimum horaire et avec peu ou pas de protection sociale. Il atteignait plus d'un million pour les trois mois terminés en juin, soit une envolée de 17% sur un an.

Pour le cabinet d'études Capital Economics, "les failles évidentes dans les derniers chiffres du rapport sur le marché du travail devraient bientôt tourner au gouffre, avec un taux de chômage qui devrait bondir de 3,9% à environ 7% d'ici la mi-2021".

Le centre de réflexion CEBR ajoute que "le pire est à venir, avec la fin du chômage partiel qui arrive": le retrait de ces subventions qui ont maintenu l'emploi sous perfusion démarre en août et s'échelonne jusqu'à fin octobre.

Signe des coupes d'effectifs drastiques actuels, les grands magasins Debenhams viennent d'annoncer mardi 2.500 suppressions d'emplois.

Pâle lueur dans ce tableau morose: les offres d'emplois se sont reprises, gagnant 10% à 370.000 pour la période de mai à juillet après leur record de faiblesse entre avril et juin.

Autre point positif : les ventes au détail ont augmenté de 4,3% en juillet sur un an, d'après la fédération sectorielle BRC, en excluant toutefois les boutiques fermées temporairement, mais en comptant les achats en ligne.

Récession historique

Enfin, le programme de subvention de repas en août lancé par le ministre des Finances Rishi Sunak, "Eat out to help out", semblait atteindre son objectif de stimuler les recettes des restaurants et pubs, l'un des secteurs les plus durement touchés par plus de trois mois de confinement.

D'après le Trésor britannique, plus de 10,5 millions de personnes avaient déjà profité de ce programme qui offre aux clients un partie de leur note de restaurant.

Les économistes tournent à présent les yeux vers les chiffres du PIB attendus mercredi pour le deuxième trimestre, et qui devraient confirmer que le Royaume-Uni a traversé une récession historique au printemps à cause de l'arrêt brutal de l'activité due au confinement.

Le Bureau national des statistiques avait dans sa première estimation indiqué une contraction de 2,2% du PIB au premier trimestre, suivie par un effondrement historique de 20,4% en avril et un anémique rebond de 1,8% en mai.

"Nous nous attendons à ce que les chiffres du produit intérieur brut confirment que la reprise a accéléré en juin après un mauvais départ en mai. Nous prévoyons une augmentation du PIB de 8% sur un mois", commentent les analystes de Pantheon Macro.

Toutefois, "juin achèvera un terrible deuxième trimestre au cours duquel l'économie britannique a eu une performance bien pire que celle des autres pays" développés, notamment à cause d'un confinement plus long qu'ailleurs, avec une chute de quelque 21% sur trois mois du produit intérieur brut, poursuit Pantheon Macro.

Par comparaison, les Etats-Unis, l'Allemagne, ou la France ont enregistré une contraction de respectivement 9,5%, 10,1% et 13,8% sur la même période.

afp/al

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