Le retour des tensions dans le Golfe a fait rebondir le pétrole d'environ 6%, entraînant une remontée des taux américains et des anticipations de hausse de taux de la Fed (plus de 60% de probabilité). Malgré ces tensions, les marchés continuent de privilégier un scénario de négociations successives plutôt qu'une escalade durable du conflit. Les statistiques américaines restent très solides, avec un indice Redbook à +11,5% sur un an confirmant la vigueur persistante de la consommation. La Fed apparaît divisée entre ceux qui anticipent une désinflation grâce au recul du pétrole et ceux qui redoutent des pressions inflationnistes durables liées au boom des investissements dans l'IA. Les rotations sectorielles se poursuivent au profit de la santé, des financières et des petites capitalisations, tandis que les indicateurs de levier restent loin des excès observés avant les grands sommets boursiers passés.
Techniquement, le dollar index n’a que peu évolué mais reste solidement ancré au-dessus des 100.20 pour une poursuite de la hausse en direction des 102.70/85. En parallèle, on surveillera les 1.1458 max 1.1520 sur l’EURUSD pour maintenir le biais baissier avec les 1.1180/30 en ligne de mire.



















