La moitié des 20 sièges du conseil de surveillance de ThyssenKrupp sont détenus par des délégués du personnel et l'obtention de leur blancseing était pour Heinrich Hiesinger, le président du directoire, la principale incertitude entravant la mise en oeuvre de cette coentreprise, nécessaire pour poursuivre la refonte du groupe.

Le conseil de surveillance de ThyssenKrupp se réunira vendredi pour discuter de cette transaction et voter, ont dit à Reuters des sources proches du dossier.

La coentreprise serait le deuxième sidérurgiste européen, derrière ArcelorMittal, qui est par ailleurs le premier sidérurgiste mondial.

"La coentreprise à présent acceptée est meilleure que toute coentreprise qui aurait été créée sans la participation du personnel", a dit Wilhelm Segerath, président du comité d'entreprise de ThyssenKrupp.

Il a ajouté qu'une telle coentreprise n'avait jamais figuré dans les objectifs du personnel mais qu'elle restait malgré tout la meilleure solution.

Des sources proches des discussions avaient dit mercredi à Reuters que ThyssenKrupp et Tata Steel étaient en passe de conclure un accord cette semaine sur le projet de fusion de 15 milliards d'euros de leurs activités sidérurgiques en Europe.

(Tom Kaeckenhoff et Christoph Steitz; Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Valeurs citées dans l'article : thyssenKrupp, Tata Steel, ArcelorMittal