Si les raisons qui ont poussé le conseil d'administration à se défaire d'Isabelle Kocher restent obscures, une chose est sûr : ce n'est pas pour incompétence. Sous sa direction, en effet, le groupe énergétique a réalisé des résultats 2019 en nette hausse. Une belle performance saluée par les investisseurs pourtant plongés en pleine correction boursière. En hausse de 2,3% à 15,99 euros, Engie, détenu à 24% par l'Etat français, signe l'unique progression d'un CAC 40 en chute de plus de 4,4%.

L'an dernier, l'ex-GDF-Suez a vu son bénéfice net récurrent grimper de 11% en organique, c'est-à-dire à périmètre et change constants, à 2,7 milliards d'euros.

L'Ebitda est ressorti à 10,4 milliards, en hausse de 8% en organique, une performance supérieure aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur 9,9 milliards.

Le chiffre d'affaires a progressé, lui, de 4,1% à 60,1 milliards, en croissance organique de 4,1%.

Fort de ces résultats, Engie a relevé de 7% son dividende 2019 à 0,80 euro par action.

En matière de stratégie, la nouvelle direction emprunte les pas d'Isabelle Kocher en confirmant ses investissements massifs dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. 

De même, le groupe maintient son engagement contre le changement climatique. La part des énergies renouvelables dans son mix de capacités de production électrique pourrait en effet atteindre 58% en 2030, contre 20% en 2016 et 28% en 2019.

En termes d'objectifs financiers, Engie table pour 2020 sur un résultat net récurrent compris entre 2,7 milliards et 2,9 milliards d'euros, sur la base d'un Ebitda prévisionnel de 10,5 milliards à 10,9 milliards.

Engie, prévoit enfin pour 2022 un taux de croissance annuel moyen de son résultat net récurrent part du groupe compris entre 6% et 8%, avec des hausses annuelles moyennes de 2% à 4% pour l'Ebitda et de 4% à 6% pour le résultat opérationnel courant.