La croissance et l’emploi accélèrent en Allemagne mais ralentissent en France
La première estimation des indices PMIs pour le mois de juillet a mis en évidence une divergence marquée entre l’Allemagne et la France. L’indice flash PMI allemand des services a atteint 62,2 (plus haut historique) contre 57,5 fin juin. De même, l’indice manufacturier est ressorti à 65,6 (plus haut depuis 3 mois) contre 65,1 fin juin. Sur la même période, l’indice PMI français des services est passé de 57,8 fin juin à 57 en juillet (plus bas depuis 2 mois) alors que l’indice manufacturier a chuté de 59,1 fin juin à 58 en juillet (plus bas depuis 5 mois).
Germany flash #PMI data signalled a record expansion in private sector activity, supported by rising demand and staffing levels. The uptick was strong across both manufacturing and service sectors following an easing of containment measures. Read more: https://t.co/HyxbcGYAWLpic.twitter.com/D5qQiNiShk
— IHS Markit PMI™ (@IHSMarkitPMI) July 23, 2021
🇫🇷 Flash France #PMI dips slightly to 56.8 in July (57.4 in June), indicating another strong improvement in economic conditions as demand continued to rebound from #COVID-19 measures. Read more: https://t.co/jl7WiCINbVpic.twitter.com/JYFN6SU3qL
— IHS Markit PMI™ (@IHSMarkitPMI) July 23, 2021
Dans le même temps, les indicateurs à haute fréquence ont confirmé cette divergence sur le front de l’emploi. À titre d’exemple, les données publiées par Indeed.com ont montré, qu’à la mi-juillet, les offres d’emplois en Allemagne étaient 15.8% au-dessus de leur niveau pré-Covid et se situaient toujours sur une pente ascendante. À l’inverse, en France, ces dernières n’étaient que 1,5% au-dessus de leur niveau pré-crise, en baisse depuis le début du mois de juillet.
🇫🇷 🇩🇪 Sur le front de l'emploi, la divergence entre l'#Allemagne et la #France ne cesse de se creuser selon les données publiées par https://t.co/hMxR1YVwLc
— Christophe Barraud🛢 (@C_Barraud) July 26, 2021
*Lien: https://t.co/hreVynxbCIpic.twitter.com/LOHbU1W8wc
La divergence économique s’explique par une gestion différente de la quatrième vague de Covid-19
Sur le plan sanitaire, la gestion de la quatrième vague de Covid-19 a été plus efficace en Allemagne qu’en France. En premier lieu, on peut noter que le nombre de nouveaux cas confirmés a été nettement inférieur en Allemagne comme le montrent les graphiques ci-dessous.
Die Zahl der dem RKI gemeldeten #Corona-Fälle in 🇩🇪 betrug gestern 1545.
— Olaf Gersemann (@OlafGersemann) July 27, 2021
➡️ plus 31% zur Vorwoche
➡️ wie an den beiden vorangegangenen Montagen kommen die zweitmeisten Fälle, nämlich 259, aus #Berlin; hierbei handelt es sich offenbar vor allem um Nachmeldungen@weltpic.twitter.com/OeDBZsEg4V
Les mêmes données, mais avec une échelle logarithmique. Si la courbe est droite, ceci signifie que la croissance est exponentielle.
— Nicolas Berrod (@nicolasberrod) July 26, 2021
Rappel 👉https://t.co/0WUn39M6fSpic.twitter.com/AlxXjGPeOg
En parallèle, on peut également noter qu’à ce jour la proportion de personnes vaccinées reste légèrement supérieure en Allemagne.

Source : Official data collated by Our World in Data
Le point de divergence le plus marqué reste la communication. Il est clair que le relâchement a été beaucoup plus important en France dans un contexte où la population a mis beaucoup de temps à comprendre qu’une personne vaccinée pouvait à la fois attraper et transmettre le virus.
De même, face à une situation plus dégradée, les autorités françaises ont fait le choix de durcir le ton via la mise en place du pass sanitaire. “Le projet de loi sur l’extension du pass sanitaire aux restaurants, bars, cafés (terrasses comprises), foires et salons professionnels, avions, trains et cars de longue distance ainsi qu’aux établissements médicaux sauf urgence a été adopté par le Parlement et pourrait prendre effet aux alentours du 5 août 2021“. Ces annonces ont d’ores et déjà créé un choc de confiance négatif particulièrement dans le secteur de l’hospitalité. Le fait est que de nombreuses personnes n’auront pas reçu leur deuxième dose de vaccin d’ici cette date. De même, le climat anxiogène a provoqué un coup d’arrêt dans le secteur.
Les retours des professionnels de l’hôtellerie font avant tout état d’un frein dans la dynamique des réservations (les annulations restent contenues pour l’instant). Ce phénomène s’accompagne d’un changement de comportement des touristes avec beaucoup plus de réservations à la dernière minute. Comme le montre les données de MKG Consulting, la résultante est une légère inflexion du taux d’occupation hebdomadaire (moyenne mobile à 4 semaines) sur le marché hôtelier français alors que la dynamique reste très favorable en Allemagne.

Source : MKG Consulting

Source : MKG Consulting