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Thomas
Gouttman

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Secteur bancaire : Comment Fonctionne une Banque

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16/05/2018 | 09:21
Dans ses grandes lignes, le fonctionnement d'une banque n'est pas très difficile à comprendre : comme pour toute entreprise, on trouve au bilan un actif (du capital prêté qui génère un intérêt) et un passif (du capital emprunté qui coûte un intérêt).
 
L'actif (ce que la banque possède, c'est-à-dire le capital prêté) est le plus souvent composé de cash, de prêts à court-terme aux autres banques, de prêts aux clients (particuliers, entreprises, collectivités), de titres financiers (essentiellement des obligations d'Etat), parfois de propriétés immobilières, ainsi que d'autres actifs en tout genre (généralement saisis après le défaut d'un emprunteur).
 
Le passif (ce que la banque doit, c'est-à-dire le capital emprunté) est lui composé des dépôts des clients (principalement), des emprunts à court-terme (aux autres banques via le marché interbancaire, et à la banque centrale) et des emprunts à plus long terme (généralement souscrits sur le marché obligataire).
 
Comme une minière qui empoche la différence entre un prix de production et un prix de vente, la banque est un business à "spread" : elle empoche la différence entre la rentabilité de son capital prêté (les intérêts que ses emprunteurs lui paient) et le coût de son capital emprunté (les intérêts qu'elle paie à ses déposants et ses créanciers).
 
Ce spread est la marge d'intérêt nette, ou NIM ("net interest margin"). Le premier métier d'une banque est donc de faire (profitablement si possible) du prêt-emprunt.

Cette marge d'intérêt est ensuite complétée par tous les revenus dits hors-intérêts : frais de gestion, d'administration, d'opération, commissions diverses (par exemple sur des activités à fortes marges comme la gestion de fortune), etc. 
 
On soustrait ensuite tous les frais administratifs, les provisions pour crédits défaillants, les taxes, quelques ajustements divers et variés, et on obtient le profit net. Bien sûr, tout ceci demeure très théorique et grossièrement présenté. 
 
Le levier d'un bilan bancaire est aussi très important. Comme le passif est typiquement dix fois supérieur aux capitaux propres (et même jusqu'à soixante fois avant la crise des subprimes !), les retours sur actifs sont sublimés, mais les risques pareillement multipliés, et le capital des actionnaires mis en péril à la moindre défaillance.
 
Pour prospérer, une banque doit s'assurer de gérer précautionneusement son capital, par exemple en évitant les prêts immobiliers à des ménages insolvables car, léveragée dix fois, effacer 10% de son actif coûte à ses actionnaires 100% de leur capital. 
 
Elle doit aussi toujours bien veiller à sa liquidité, de sorte à préserver sa capacité à honorer ses obligations financières. On dit d'ailleurs des banques en difficulté qu'elles ne font pas faillite – elles deviennent juste insolvables.
 
L'industrie bancaire est hautement cyclique : en phase d'expansion, les acteurs économiques ont besoin de capital pour financer leurs projets (les ménages pour consommer, les entreprises pour se développer, etc.) et les banques leur prêtent agressivement, aux taux les plus compétitifs possibles pour conquérir des parts de marché faces à leurs rivales.

A ce titre, les investisseurs ont coutume de considérer l'investissement dans une banque comme un "proxy" sur la croissance d'une géographie ou d'un secteur en particulier.
 
En phase de stress, nombre d'emprunteurs font défaut et/ou doivent restructurer leurs dettes. Puisque ces dernières sont l'actif des banques (le passif de l'emprunteur est l'actif du prêteur), les banques se retrouvent contraintes d'effacer une partie de ces actifs, et peuvent par extension se retrouver... en situation d'insolvabilité (car les flux entrants ne permettent plus de couvrir les flux sortants).

Le péril encouru dans ces situations est démultiplié en cas de "bank run" – lorsque les clients de la banque viennent en masse retirer leurs dépôts. On parle alors de panique bancaire, et une recapitalisation s'impose dans l'urgence : c'est exactement ce qu'il s'est passé en Grèce en 2015, suite à l'élection de M. Tsipras.

 
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Thomas Gouttman
© Zonebourse.com 2018
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