Infineon (+2,7% à 27,2 euros) se place parmi les principales hausses du Dax40 à la faveur du nouveau relèvement de ses prévisions annuelles. A l’instar des autres sociétés du secteur, le fabricant de semi-conducteurs bénéficie d’une demande telle qu’il lui est impossible d’y répondre dans la totalité. Selon UBS, ces nouveaux objectifs pourraient entraîner une révision à la hausse de 5% à 10% du consensus de résultat d'exploitation ajusté. L'analyste prévient cependant qu'il ne s'agira pas d'une surprise pour le marché du fait des solides performances déjà publiées par les sociétés du secteur.

Infineon vise désormais un chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros pour son exercice 2022, qui s'achèvera fin septembre, contre 13,5 milliards précédemment. La société vise également une marge d'exploitation ajustée de plus de 23%, contre plus de 22% auparavant.

" Les moteurs structurels que sont la décarbonisation et la numérisation continuent d'entraîner une forte demande de semi-conducteurs. La tendance mondiale vers l'électromobilité persiste. De nombreux pays cherchent désormais à assurer leur indépendance énergétique, ce qui accélérera encore l'expansion des énergies renouvelable", a déclaré Jochen Hanebeck, le directeur général d'Infineon.

" Nous continuons à penser que l'industrie entrera dans une phase de correction des stocks dans les mois à venir. Nous restons prudents sur le titre " prévient cependant Jefferies. Lors d'une telle phase - classique pour ce secteur - les sociétés font appel aux stocks existants pour répondre à la demande, plutôt qu'à la production de nouvelles puces, ce qui pèse sur les revenus et les marges.

Au troisième trimestre, le géant des puces électroniques a connu une croissance de son résultat d'exploitation ajusté de 70% à 842 millions d'euros, faisant ressortir une marge de 23,3% contre 18,2% un an auparavant. Le marché anticipait une marge de seulement 21,2%.

Le concurrent de STMicroelectronics a bénéficié d'une croissance plus importante qu'anticipé de ses revenus. Ils ont bondi 33% à 3,62 milliards d'euros, là où les analystes prévoyaient en moyenne 3,4 milliards d'euros.