Londres (awp/afp) - Les prix du pétrole chutaient lundi à leur plus bas depuis juin alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+) se sont accordés dimanche sur une augmentation de leur production.

Vers 09H00 GMT (11H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 71,62 dollars à Londres, en baisse de 2,66% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril de WTI pour août perdait 2,69%, à 69,88 dollars.

Quelques instants plus tôt, le Brent est descendu jusqu'à 71,45 dollars et le WTI jusqu'à 69,61 dollars, des plus bas depuis le mois de juin.

Le week-end a été mouvementé pour l'or noir: l'Opep+, dont les négociations patinaient depuis que la réunion de début juillet avait été annulée, a finalement trouvé un accord pour augmenter sa production.

"Après deux semaines passées à se regarder en chiens de faïence, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont finalement accordés", commente Tamas Varga, analyste chez PVM.

Alors que la reprise économique dope la demande de pétrole, le marché voyait avec inquiétude les producteurs de l'Opep+ refuser d'ouvrir les vannes, Abou Dhabi demandant une augmentation encore plus importante de sa production.

Au lendemain de ce rendez-vous manqué, les prix avaient grimpé jusqu'à atteindre un plus haut depuis 2014 pour le WTI, à 76,98 dollars.

Depuis, la référence américaine cède près de 10% et le Brent plus de 8%.

L'accord conclu dimanche prévoit que les 23 membres du groupe Opep+ augmentent leur production de 400.000 barils par jour (bpj) chaque mois à partir d'août.

Les quotas des Emirats arabes unis, mais également de plusieurs autres pays (Irak, Koweït, Arabie saoudite et Russie) ont aussi été ajustés à la hausse.

Mais cette révision, qui prendra effet en mai 2022, "aura un effet minimal sur le marché" car elle ne représente que 32.000 barils par jour, estime Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

La Russie et l'Arabie saoudite, de loin les plus gros producteurs de l'alliance, garderont une forte influence sur le marché puisque l'Opep+ se réunira tous les mois pour ajuster ses quotas.

"La croissance de la demande de brut l'année prochaine va dépasser de loin la hausse de la production des pays non-membres de l'Opep+", prévient M. Varga, qui estime que l'équilibre du marché dépendra de l'organisation.

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