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STRASBOURG, 16 juillet (Reuters) - La démocrate-chrétienne Allemande Ursula von der Leyen a été élue mardi présidente de la Commission européenne par le Parlement européen, à une courte majorité de 383 contre 327.

Elle devait en obtenir 374, soit la majorité des 747 membres actuellement élus à Strasbourg.

Son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, issu comme elle du Parti populaire européen (PPE), le groupe le plus important du Parlement, avait recueilli 422 voix sur les 376 nécessaires en juillet 2014.

Actuelle ministre de la Défense dans le gouvernement d’Angela Merkel, Ursula von Leyen est née à Bruxelles il y a soixante ans alors que son père, Ernst Albrecht, travaillait à la Commission européenne. Elle devient la première femme à en assumer la présidence.

Sa candidature, fruit d’un compromis gouvernemental franco-allemand, avait été fraîchement accueillie par le Parlement, vexé que les candidats proposés par ses principaux groupes politiques aient été écartés les uns après les autres par les chefs d’Etat et de gouvernement.

Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, lui avaient promis leur soutien mais l’extrême droite, les Verts et la gauche radicale refusaient de lui apporter leurs suffrages tandis que le groupe social-démocrate était divisé.

Sa délégation française, qui jugeait les propositions de la candidate insuffisantes et demandait un report du vote à septembre, avait annoncé qu’elle voterait contre.

Finalement, les sociaux-démocrates ont annoncé qu'ils voteraient aux deux tiers en faveur d'Ursula von der Leyen.

Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société.

Dans un discours devant le Parlement, mardi matin, elle s’est efforcée de donner des gages à la gauche et aux écologistes sur l’Europe sociale et la lutte contre le réchauffement climatique.

Le collège de 28 commissaires (dont elle-même, soit un par Etat membre) qu’elle va maintenant constituer, sur la base des candidats proposés par les Etats, fera l’objet d’un second vote du Parlement, à l’automne, après que les eurodéputés auront auditionné chacun des postulants. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)