Actualisé avec clôture de Wall Street

NEW YORK (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont conservé voire accru leur progression de la semaine vendredi, portées par le scénario des investisseurs qui anticipent des baisses de taux des banques centrales plus précoces qu'auparavant.

En Europe, Londres a pris 1,26%, Paris 0,91% et Francfort 0,84%. Sur la semaine, elles sont toutes en nette progression, jusqu'à 4,49% pour Francfort.

En zone euro, la chute du taux d'inflation à 2,9% sur un an en octobre a été confirmée par la deuxième estimation publiée par Eurostat vendredi. Ce chiffre marque un ralentissement très net de la hausse des prix, qui avait atteint 4,3% en septembre et 5,2% en août.

Et au Royaume-Uni, les ventes au détail ont encore reculé en octobre pour tomber à leur plus bas niveau en volume depuis les confinements de 2021, mettant là aussi un peu plus la pression sur la Banque d'Angleterre pour cesser ses tours de vis monétaires.

A Wall Street, les indices sont parvenus à afficher une troisième semaine positive d'affilée en concluant sur une hausse minime vendredi. Lors de cette dernière séance de la semaine, le Dow Jones (+0,01%) et le Nasdaq (+0,08%) ont fini quasi stables et le S&P 500 en hausse de 0,13%.

Sur la semaine, les trois indices prennent autour de 2%.

"Les marchés ont décidé d'adhérer une fois de plus à l'histoire d'un atterrissage en douceur avec désinflation", résume Florian Ielpo, économiste de Lombard Odier.

"Avec cette réévaluation d'un pivot de la Banque centrale américaine" (Fed), signifiant des baisses de taux directeur "entre avril et mai de l'année prochaine, les marchés estiment que la Fed pourrait réduire ses taux sans détérioration significative de la croissance, simplement parce que l'inflation est à nouveau sous contrôle. Il s'agit d'une décision audacieuse", juge-t-il toutefois.

Sur le marché obligataire, les rendements sur les bons du Trésor américain à dix ans étaient stables à 4,43%.

En Asie, l'indice vedette Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé au plus haut depuis quatre mois (+0,48%), tandis que Hong Kong (-2,12%) a été plombée par la déroute d'Alibaba.

L'action de ce géant chinois du e-commerce a, en effet, plongé de près de 10% à Hong Kong. Alibaba avait annoncé la veille qu'il renonçait au projet de scission de son activité "cloud" (informatique dématérialisée). Après une forte chute de sa partie cotée à New York dès jeudi (-9,14%), celle-ci a encore reculé de 1,92% à Wall Street.

Volvo Cars plonge à Stockholm

Le titre du constructeur automobile Volvo Cars a plongé de plus de 11% à la Bourse de Stockholm pour tomber vers le prix offert par son actionnaire de contrôle, le groupe chinois Geely, lors d'une importante cession rendue publique jeudi.

Gap s'envole

La chaîne d'habillement Gap a pris 30%. Ses ventes ont reculé au troisième trimestre mais moins que ne s'y attendaient les analystes. La chaîne, a confirmé ses projections pour l'ensemble de l'année.

A Stockholm, H&M a pris 4,85% tandis qu'à Francfort, Adidas a gagné 1,75%.

Le patron d'Open Ai à la porte

Peu avant la clôture de Wall Street, le conseil d'administration de la start-up américaine OpenAI qui développe le générateur de contenus rédactionnels ChatGPT a renvoyé de façon inattendue son directeur général Sam Altman, 38 ans. Microsoft qui a un partenariat avec ChatGPT a perdu 1,68% dans les dernières minutes de la séance.

Rebond du yen et du pétrole

Les cours du pétrole se sont repris après leur forte chute de la veille, l'attention du marché se portant désormais sur l'Opep+ (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés), qui se réunit la semaine prochaine et qui pourrait intervenir pour enrayer la baisse des prix.

Le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 4,12% à 80,61 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a bondi de 4,10% à 75,89 dollars.

Sur le marché des changes, le yen a renforcé ses gains face aux autres principales devises, prenant brièvement plus de 1% face au billet vert. La devise nippone gagnait 0,71% face au dollar à 149,67 yens.

L'euro prenait 0,52% à 1,0908 dollar pour un euro.

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