EDF cède 1,32% à 8,24 euros, pénalisé par la spéculation concernant une possible augmentation de capital de deux milliards d'euros. Selon le site Internet des Echos, l'Etat, qui détient 84 % du capital de l'énergéticien, aurait tranché en faveur d'un renforcement rapide des fonds propres du groupe. "Formellement, la décision n'est pas encore prise, le conseil d'administration du groupe public ne s'étant pas encore prononcé sur cette proposition de l'Etat", écrit Les Echos.

EDF traverse une très mauvaise passe avec une baisse sans précédent du niveau de disponibilité du parc nucléaire et la contribution exceptionnelle du groupe aux mesures gouvernementales pour geler le prix de l'électricité.

Fitch a récemment abaissé la note de crédit d'EDF de A- à BBB+, et que Moody's et Fitch ont placé EDF sous une perspective négative, ce qui complique la tâche du groupe pour lever des fonds sur les marchés.

EDF a d'autant plus besoin d'être renforcé que le groupe devra mener des investissements colossaux dans les années à venir. La semaine dernière, le groupe a  signé un accord d'exclusivité avec General Electric pour l'acquisition d'une partie de l'activité nucléaire de GE Steam Power.

Dans la foulée, Emmanuel Macron a annoncé le renouvellement du parc nucléaire français avec la construction de six nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2).

Les modalités de l'éventuelle augmentation de capital sont inconnues. Un montant de deux milliards d'euros représente environ 7,5% du capital du groupe.